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en situation de vulnérabilité

Prochains événements

L’inclusion : l’ADN des ESAT au service du parcours des travailleurs

Le 30 novembre au Palais des Arts de Vannes (56)

 

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La convention internationale relative aux droits des personnes handicapées, entrée en vigueur en mai 2008, inscrit dans son article 27 que « Les États Parties reconnaissent aux personnes handicapées, sur la base de l’égalité avec les autres, le droit au travail, notamment à la possibilité de gagner leur vie en accomplissant un travail librement choisi ou accepté sur un marché du travail et dans un milieu de travail ouverts, favorisant l’inclusion et accessibles aux personnes handicapées ».

 

Pour tout à chacun, l’inclusion est une des principales composantes de la qualité de vie, de même que le développement personnel et l’autodétermination, laquelle renvoie à la capacité à faire des choix ainsi que d’avoir des occasions de faire des choix dans son milieu de vie.

 

Dans l’idéal, le travail porte intrinsèquement une visée inclusive : au-delà de sa mission intégratrice dans un collectif, il contribue à faire société en favorisant sa réalisation par toutes et tous (femmes, hommes, jeunes, moins jeunes, personnes valides, personnes en situation de handicap).

 

Dans l’idéal, le travail est un levier de reconnaissance et d’émancipation et permet à chacun(e), tout au long de sa vie professionnelle, de faire valoir des aptitudes et compétences, permettant de dessiner un parcours, d’acquérir des savoirs (faire et être), une expérience. 

       

Toutefois, entre l’idéal d’inclusion et la réalité, il est des étais à ériger, dans tous secteurs de production, pour que le travail renforce les aptitudes et ne créée pas d’inaptitudes. 

 

Il y a donc des marches à construire, des passerelles à aménager pour que le travail fasse sens et soit un levier vertueux de la qualité de vie des personnes. 

 

Les Établissements et Services d’Aide par le Travail (ESAT) ont dans leur ADN cette visée inclusive. 

 

Le préalable à l’inclusion en général, mais cela vaut pour la dimension du travail, est une ouverture d’esprit, un changement de regard sur les personnes en situation de vulnérabilité. Comment agir sur l’environnement de travail pour donner une place à chacun et étayer les parcours des personnes ?

 

C’est ensuite une connaissance très fine des personnes accueillies, qui permet d’évaluer, en outre, leur employabilité et un accompagnement quotidien pour révéler, valoriser et soutenir les compétences des travailleurs afin de dessiner le champ des possibles professionnels.

 

C’est aussi, la construction d’un parcours sur mesure et à mesure qui mobilisent les ressources de l’environnement, tant humaines (celles de la personne elle-même, des proches et celles des professionnels qui l’accompagnent), qu’en termes de dispositifs (entreprise adaptée, emploi accompagné, mise à disposition, jobcoaching, …). Un parcours qui autorise les pas en avant, les pas de côté mais aussi les pas en arrière, quand le travail abîme plus qu’il ne soutient. 

 

C’est enfin un maillage serré et une intention commune des acteurs du milieu « protégé » et
« ordinaire » pour fixer des balises sur le chemin, qui permettent de sécuriser le travailleur sur le long terme. 

 

Dans ce jeu de précision, le rôle des professionnels des ESAT est structurant et tend à s’ouvrir toujours davantage sur et vers l’environnement pour permettre à la personne d’explorer. Recueil des attentes, évaluation des compétences, accompagnement à la reconnaissance de qualifications, soutien à la vie sociale, information et sensibilisation des professionnels de l’entreprise ordinaire, … sont autant d’outils qui traversent, nourrissent et questionnent les métiers des professionnels des ESAT.

 

Madame Cluzel, Secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, a lancé début 2021 une concertation des parties prenantes des ESAT visant à élaborer des propositions concrètes
pour :

  • Faire évoluer l’offre de service des établissements ;
  • Sécuriser les parcours et renforcer les droits des personnes ;
  • Accompagner les professionnels et renforcer l’accessibilité des métiers.

 

Cette journée, construite par et pour les professionnels des ESAT, se fixe une double ambition :

  • Mettre en réflexion la notion d’inclusion professionnelle pour la définir, en saisir les contours et en apprécier la diversité et les différentes formes d’étayage à mobiliser, avec idéal mais aussi réalisme ;
  • Valoriser les attentes et compétences des travailleurs mais aussi des professionnels du milieu « extraordinaire » et des professionnels du milieu « ordinaire » pour faire s’additionner les forces au service des parcours des personnes en situation de handicap.

 

Polyhandicap : entre poly-savoirs et poly-incertitudes

Le 19 novembre au Palais des Congrès de St Brieuc (22)

 

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On estime aujourd’hui, en France, à 25 000 le nombre de personnes en situation de polyhandicap, dont environ 5 000 enfants et 20 000 adultes1 . Le nombre de nouveaux cas par an, chez les enfants, est estimé à 8002. Bien que la définition du terme polyhandicap reste complexe, le terme lui-même n’étant utilisé qu’en France, sont reconnues comme étant en situation de polyhandicap3  les personnes « présentant une déficience mentale profonde associée à de multiples déficiences en particulier ».

Bien que l’on connaisse et que l’on appréhende mieux, aujourd’hui, les expressions cliniques et les étiologies du polyhandicap, l’accompagnement des personnes polyhandicapées et de leurs familles constitue toujours un défi majeur et emblématique pour notre système de santé qui est sommé d’apporter des réponses personnalisées à des situations complexes et chroniques. C’est au regard de ce défi que la stratégie quinquennale de l’offre médico-sociale (2017-2022) a fixé comme priorités d’action, pour les années 2017-2022, l’amélioration de leur accompagnement et de leur qualité de vie.

Répondre à cet objectif de qualité de la prise en compte de la personne polyhandicapée nécessite la mobilisation d’une pluralité de savoirs et l’implication de nombreux acteurs. Jamais linéaire, le parcours de santé des personnes en situation de polyhandicap et de leur famille doit être modulé pour s’adapter à la diversité des situations.

Mais de quelles avancées parlons-nous ? Et de quelle singularité ? Après quatre ans de nouvelle offre médico-sociale, il paraît opportun de nous retrouver ensemble afin d’esquisser un état des lieux des avancées et des pratiques professionnelles actuelles et à venir. De multiples travaux ont été consacrés à ces questions ces dernières années (ouvrages, articles, rapports, recommandations de bonnes pratiques etc.) et l’actualisation des connaissances auxquels ils procèdent méritent attention puisqu’elles concernent l’ensemble les différentes dimensions de la vie de ces publics (santé,  communication, habilités sociales et interactions sociales, cognition, sensorialité et motricité, apprentissages, capacité d’autodétermination, vie quotidienne, cadre de vie, etc.).

Cette journée donnera largement la parole aux parents, principaux représentants du parcours de santé de la personne en situation de polyhandicap. Viendront également prendre la parole, plusieurs spécialistes qui témoigneront sur leurs expériences professionnelles dans la prise en compte de la personne polyhandicapée. Le débat ouvert devrait permettre d’enrichir les points de vue qu’il est nécessaire d’intégrer lorsque l’on souhaite développer une approche globale de la personne en situation de polyhandicap.