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Prochains événements

3e journée sur les déficiences intellectuelles

Déficiences intellectuelles et maladies somatiques : dépister et prendre en soin

Exemples autour des cancers, épilepsies et diabètes

 

Jeudi 12 septembre 2019

 

Palais des Arts et des Congrès, Vannes

 



 

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L’espérance de vie des personnes atteintes de déficience intellectuelle a considérablement augmenté au cours des dernières décennies. Or, la fréquence des pathologies chroniques comme les déficiences neurosensorielles augmente aussi avec l’âge, posant la question à la fois des capacités de dépistage et d’évaluation, des enjeux thérapeutiques et de l’accès aux soins pour ces patients déjà fragilisés. Le vieillissement, voire le décès des aidants principaux, amène également souvent à rediscuter du devenir du patient à travers de nombreuses dimensions (hébergement, mesure de protection juridique, stabilité émotionnelle,…).

 

Les problématiques touchant les personnes atteintes de Déficience Intellectuelle font déjà l’objet de groupes de travail autour de chacune des thématiques, que ce soit dans le domaine de l’oncologie (ONCODEFI), des soins palliatifs ou autour des difficultés globales de prise en charge.

 

Dans ce contexte, les Centres de référence Bretons et le CREAI de Bretagne, vous proposent d’échanger autour des pathologies somatiques chez les personnes atteintes d’une déficience intellectuelle.

Les différents interlocuteurs présents tout au long de cette journée, évoqueront dans leur domaine, les problématiques de prise en charge induites par la Déficience Intellectuelle dans des pathologies fréquentes comme le cancer, le diabète, l’épilepsie.

Journée Habitat Inclusif

« CHOISIR SON CHEZ SOI »

 

Contribution de l’habitat inclusif à la diversité des lieux de vie

 

Le 18 juin 2019, Pont-Péan (35)

 

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Habitat intermédiaire, habitat adapté, habitat partagé, domicile groupé accompagné… autant d’appellations et de configurations qui ont vu le jour ces dernières années pour répondre aux attentes de personnes en situations de handicap dans une société inclusive.

 

Ces initiatives élargissent la diversité de solutions, contribuant ainsi à la possibilité pour chaque personne de trouver « un chez soi » qui corresponde à ses attentes, à ses besoins et à son droit de choisir son lieu de vie tel qu’inscrit dans l’article 19 de la convention des droits des personnes handicapées de l’ONU[1]. Pour que chaque personne ait la possibilité de choisir son lieu de vie, l’habitat inclusif ne doit pas se résumer en une formule unique mais bien se situer dans un continuum entre le logement ordinaire et l’hébergement en institution en offrant une palette de possibilité. L’habitat inclusif est aujourd’hui encadré par la loi Elan[2], cette définition ne doit pas faire de l’habitat inclusif une 3ème voix « administrative » mais bien une démarche s’appuyant sur un référentiel de valeurs et de pratiques visant la transformation des conditions de vie.

 

Les différentes configurations de l’habitat inclusif partagent trois caractéristiques communes :

  • une organisation qui fait du lieu d’habitation de la personne, son logement personnel, son « chez soi »,
  • la conjugaison de la réponse au besoin de logement et aux besoins d’aide, d’accompagnement, et le cas échéant, de « veille » dans un objectif de sécurisation de la vie à domicile, en assurant une assistance en cas de problème ;
  • l’insertion active dans la vie de quartier, l’environnement de proximité.

 

Ces configurations reposent sur des modalités d’accompagnement spécifiques : ouverture des habitants sur leur environnement et inscription dans la cité, inclusion sociale par un soutien dans l’accès aux droits et aux services... Ces accompagnements font appel aux compétences de recueil des attentes des personnes et à l’évaluation de leurs besoins, nécessitent une bonne connaissance des ressources locales (services d’aide à domicile, soins, acteurs de la vie sociale et des loisirs, ...) et une capacité à les mobiliser et à coopérer.

 

Les établissements et services médico-sociaux pour adolescents et adultes en situations de handicap font partie de ce continuum de réponses, que ce soit par des mises en situation d’évaluation et/ou par de l’étayage de l’indépendance résidentielle (séjour en FJT ou gite, séjour d’accueil temporaire en appartement, accompagnement par des plateformes d’autonomisation ou accompagnement hors les murs, …).

 

Enfin, si ces formes d’habitat sont à articuler avec l’offre de services définies via les schémas départementaux et le programme régional de santé de l’ARS, il est aussi nécessaire de les inscrire dans les plans départementaux d'action pour le logement et l'hébergement des personnes défavorisées (PDALHPD) et dans les Programmes Locaux (ou départementaux) de l’Habitat (PLH).

 

Cette journée intéresse tous les acteurs de la vie dans la cité, de l’accompagnement médico-social, mais aussi les promoteurs de la planification urbaine et de projets immobiliers. Cette journée régionale vise à comprendre les conditions d’un « chez soi », se donner des repères pour co-construire avec les personnes en situations de handicap les réponses à leurs attentes. Il s’agira également d’identifier les leviers pour soutenir le développement de telles réponses.

 


[1] Article 19 de la CDPH : « Les personnes handicapées ont la possibilité de choisir, sur la base de l’égalité avec les autres, leur lieu de résidence et où et avec qui elles vont vivre et qu’elles ne soient pas obligées de vivre dans un milieu de vie particulier »

[2] LOI n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique