Les rencontres du handicap psychique
en Ille et Vilaine du 18 octobre 2010

Du projet de vie au plan personnalisé de compensation

A l’Auditorium des Archives départementales à Rennes


Problématique

Selon la loi du 11 février 2005, la personne handicapée a droit à la compensation des conséquences de son handicap.
« Cette compensation consiste à répondre à ses besoins, qu’il s’agisse (…) de l’enseignement, de l’éducation, de l’insertion professionnelle, des aménagements du domicile ou du cadre de travail (…) ou de places en établissements spécialisés, des aides de toute nature à la personne ou aux institutions pour vivre en milieu ordinaire ou adapté (…). Les besoins de compensation sont inscrits dans un plan élaboré en considération des besoins et des aspirations de la personne handicapée ».

La notion de «projet de vie » marque la volonté nouvelle de partir des attentes de la personne pour ce qui la concerne avant d’évaluer ce qu’il est possible de lui apporter en réponse. Or, concernant les dossiers déposés à la MDPH par des personnes en situation de handicap psychique, les projets de vie sont souvent absents. En effet, certaines pathologies psychiatriques se traduisent par des limitations majeures dans la capacité d’initiative, d’anticipation ou encore dans le sens donné aux actions. L’absence d’envie ou de désir combinée au déni de la maladie explique pour certains l’absence d’expression de demande.
Lorsque des projets de vie sont renseignés, leur contenu est très irrégulier. Le logement, la guérison ou encore la souffrance et le souhait de sortir de l’isolement font partie des thèmes fréquemment évoqués. Dans d’autres cas, certaines demandes semblent « irréalistes » ou « décalées ».

Par ailleurs, l’élaboration du plan personnalisé de compensation (PPC) suppose au préalable une évaluation individuelle et multidimensionnelle des besoins par l’équipe pluridisciplinaire d’évaluation de la MDPH. Cette évaluation va nécessiter de s’appuyer sur le « triptyque » de l’expertise : personne – proches – professionnels impliqués dans l’accompagnement de la personne (psychiatre, SAVS/SAMSAH, tuteur, AS, etc.) du fait des difficultés des personnes à exprimer des demandes, du rôle de l’entourage et/ou des professionnels (stimulation dans les actes de la vie quotidienne, gestion des activités domestiques, soutien psychologique, veille par rapport à la continuité des soins, etc.), de l’écart entre les besoins identifiés et la mise en place des aides « supportables » pour la personne, etc.

Cette rencontre a pour objet d’échanger sur les conditions de l’évaluation d’une situation de handicap psychique pour mieux accompagner les personnes dans leur parcours de vie :
. Quel accompagnement à la formulation d’attentes, de besoins, … du « projet de vie » ?
. Quelles places dans l’évaluation des besoins pour la personne, son entourage et les professionnels d’accompagnement ?
. Quel accompagnement pour la mise en oeuvre du PPC ?

Animation de la rencontre : Yann ROLLIER, directeur du CREAI de Bretagne

Ouverture : François André, Conseiller Général d’Ille-et-Vilaine

Avec les interventions de :
- Le projet de vie et le PPC : de quoi s’agit-il, au sens de la loi du 11 février 2005 ? Quelles pratiques concernant les situations d’handicap psychique ?
Rachelle LE DUFF, Conseillère technique, CREAI Bretagne

- De l’aide à l’élaboration du projet de vie à la formulation du PPC:
quelles pratiques en MDPH 35 ? Et avec la participation de quels acteurs ?

- Du projet de vie au plan personnalisé de compensation (texte de l'intervention)
Véronique Aulnette, coordinatrice de l’équipe pluridisciplinaire d’évaluation de la MDPH 35

Et la participation de :
- Jacques FAYOLLE, UNAFAM
- Laurence COSTENTIN, Véronique MOREL BUTAND,
assistantes du service social, CHGR
- Murielle PITOUT, CESF, SAVS Espoir 35
- Philippe MORIN, APASE
- Yves LAPIE, Président de la CDAPH 35